Les origines de l’ostéopathie

Andrew Taylor Still en 1914

Andrew Taylor Still en 1914

   •  Andrew Taylor Still, connu comme le fondateur de l’ostéopathie, étudie  d’abord la médecine avec son père, se plonge dans une vaste littérature médicale, et s’enthousiasme en particulier pour l’anatomie. Dès les années 1870, il s’intéresse au bonesetting, une forme de manipulation utilisée pour traiter les affections orthopédiques.

     En 1892, il fonde l’American School of Ostéopathy, marqué par quelques notions clefs  défendues par certains de ses contemporains (Davis, Babbitt, Evans…) en particulier cette conception de la santé définie comme l’interaction harmonieuse entre les parties du corps et un fluide y circulant sans obstruction. Il affirme l’unité de l’organisme et ses capacités d’auto-guérison, les liens entre la structure et la fonction et met au point des techniques structurelles, manipulatives, (aujourd’hui obsolètes pour la plupart) qui permettent de résoudre des souffrances en rééquilibrant les désordres articulaires.

 

W G Sutherland D.O.

W G Sutherland D.O.

     • William Gardner Sutherland, issu d’une famille modeste d’origine écossaise, finit en 1900 sa formation auprès de Still. Déjà au cours de celle-ci, il s’intéresse plus particulièrement à l’architecture des crânes. Ses recherches le conduisent à penser que la manipulation des os crâniens peut avoir des conséquences sur l’ensemble de l’organisme. Sutherland perçoit de plus « un micro-mouvement ondulatoire » au niveau des os du crâne. Bientôt, c’est dans tous les tissus de l’organisme qu’est repéré ce qui se nommera bientôt le  «mouvement respiratoire primaire» (first respiration ou Cranial Rythmic Impulse = CRI en anglais).
 
     Ce mouvement, permanent et synchrone dans l’ensemble du corps, constitue de fait une continuité fonctionnelle notamment entre le crâne et le bassin. C’est la naissance de la thérapie crânio-sacrée.
 
     Désormais toutes les bases de l’ostéopathie moderne sont en place. Le fonctionnement du Mouvement Respiratoire Primaire s’éclaire peu à peu, les techniques évoluent… Deux axes principaux de travail se développent. Les techniques structurelles (manipulations) qui s’occupent de la «position» des pièces osseuses et les techniques fonctionnelles qui, elles, regardent le «mouvement» (techniques douces).
     «L’ostéopathie est l’art de diagnostiquer et de traiter, par la main, les dysfonctions de la micromobilité des tissus du corps, qui entraînent des troubles fonctionnels pouvant perturber l’état de santé.». Le référentiel de l’ostéopathie, octobre 2001
 
     Au milieu du XX° siècle Harold Magoun livre une première grande synthèse des techniques crâniennes. Celles-ci se révèlent efficaces pour nombre d’affections telles les migraines, les fatigues chroniques, les douleurs cervicales…
 
     Et c’est à cette époque que l’ostéopathie pénètre le vieux continent, elle s’implante à Paris et de là à Londres et Genève (avec la première école d’étiopathie (il n’existe pas de différence fondamentale entre l’ostéopathie et l’étiopathie; les fondateurs de l’étiopathie étaient des ostéopathes qui enseignaient des techniques d’ostéopathie…). Le développement sera alors exponentiel !
 
     Dans ce grand mouvement, si des évolutions se font au sein de l’ostéopathie même, beaucoup de praticiens partent sur leur propre chemin pour fonder de nouvelles méthodes, souvent en s’appuyant sur le MRP. On peut citer parmi ces méthodes inspirées en partie au moins de l’ostéopathie et du MRP : la microkinésithérapie (qui parle aujourd’hui de manifestation rythmique palpatoire), la biokinergie, la fasciathérapie, et aux confins de l’ostéopathie : la Méthode Poyet.
Source : http://snepp.fr/historique-methode-poyet.html
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